Perquisition chez les parents de l'enfant tué à Lagnieu
Le 30/07/2008 à 16h57 GMT
LAGNIEU, Ain (Reuters) - Les gendarmes ont effectué mercredi une perquisition au domicile des parents de Valentin, l'enfant de onze ans tué d'une quarantaine de coups de couteau lundi soir dans l'Ain, a constaté une journaliste de Reuters sur place.
Les enquêteurs ont emmené après interrogatoire avec eux le père de l'enfant lors de ce transport à son domicile de Porcieu-Amblagnieu (Isère), a-t-on précisé de source judiciaire.
Après deux heures de perquisition, les gendarmes ont emporté un ordinateur et sa voiture, une 406 bleue, qui a été placée sous scellés.
D'autres enquêteurs se sont également rendus chez le compagnon de la mère, où le garçon résidait pour les vacances, à Lagnieu. Toutes les maisons du quartier ont été passées au crible et les gendarmes ont multiplié les interrogatoires pour tenter de trouver des témoins intéressant les faits.
Le procureur de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière, avait auparavant déclaré aux journalistes que toutes les hypothèses étaient ouvertes.
Les enquêteurs avaient interrogé une première fois mardi la famille du jeune garçon, sans résultat apparent, l'environnement familial ne présentant "aucune difficulté particulière", avait alors dit le procureur.
La gendarmerie de Lyon, qui conduit l'enquête, a demandé des analyses scientifiques et génétiques après le meurtre.
Le jeune garçon a été frappé d'une quarantaine de coups de couteau, certains très violents, et il est mort après avoir tenté de se défendre, selon les examens médico-légaux dont a fait état le procureur.
Mercredi, des dizaines de gendarmes étaient présents sur les lieux pour recueillir les témoignages de riverains. Un appel à témoins a été lancé.
Le jeune garçon séjournait pour les vacances chez l'ami de sa mère, en instance de divorce avec le père. Il était sorti faire une promenade à vélo. Son corps a été retrouvé vers minuit dans une mare de sang, très près de la maison où il séjournait.
Des traces de sang ont été relevées sur les murs et des vitrines de la rue principale de cette localité de quelques milliers d'habitants située à une cinquantaine de kilomètres de Lyon.
Les analyses ADN visent à isoler éventuellement l'empreinte génétique du ou des tueurs. Si un ADN ne correspondant pas à celui de la victime est retrouvé, il sera vraisemblablement comparé à celui de toutes les personnes de l'entourage de l'enfant.
rmc
